Observatoire de Lille


Vous êtes ici : Accueil > Recherche > Présentation

Laboratoire d'Astronomie de Lille

 

Le LAL est un laboratoire de mécanique céleste et de planétologie dynamique.

A partir de l’analyse d’observations, il s’agit de modéliser le mouvement des objets astronomiques en utilisant les théories analytiques et le calcul numérique.

Les débris spatiaux

Les débris spatiaux et plus généralement les satellites artificiels sont un domaine où s’appliquent les lois de la mécanique céleste. Il s’agit de modéliser l’évolution sur le long terme de la population des débris spatiaux, pour proposer des trajectoires stables pour les centaines de milliers d’objets qui tournent autour de la Terre.

L’une des applications est la définition d’orbites parking de satellites artificiels, dans le cadre de la Loi sur les Opérations Spatiales (LOS).

Nous travaillons dans ce cadre avec les agences spatiales et le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES Nouvelle fenetre).

Les satellites principaux de Jupiter et de Saturne

La modélisation dynamique de ces satellites a connu un regain d’intérêt avec l’amélioration des observations astrométriques acquises depuis la Terre, ainsi qu’avec les données issues des sondes spatiales comme Galileo (1996) et Cassini (2004).

Le but est d’atteindre désormais un niveau de précision de l’ordre de quelques kilomètres. Ces travaux sont complétés par la participation à des campagnes d’observation de phénomènes mutuels des satellites (éclipses) et à la réduction des données.

Les petits satellites et anneaux des planètes géantes

Une thématique du LAL concerne les petits satellites et anneaux des planètes géantes. La dynamique de ces objets est très riche et complexe, en raison des interactions disques-satellite, des phénomènes de résonances, des mouvements chaotiques éventuels.

Ces travaux sont liés au problème de la formation et de l’évolution des anneaux, et de manière beaucoup plus générale aux processus de formation des systèmes planétaires. Ils s’inscrivent dans l’exploitation des données de la mission Cassini Nouvelle fenetre autour de Saturne.

Occultations stellaires

Notre équipe participe aux campagnes d'observation des occultations stellaires par les objets trans-neptuniens (OTN). Les OTN sont les derniers reliquats de la formation du système solaire : ce sont des petits corps glacés situés aux confins du système solaire, juste au-delà de l’orbite de Neptune. Parmi ces OTN on trouve : Pluton, Charon, Eris, Makemake, Quaoar, Sedna, etc.

Les occultations stellaires se produisent lorsque un OTN passe devant une étoile. Elles permettent de mesurer la taille de ces objets avec une grande précision (de l'ordre du kilomètre) et de détecter des atmosphères éventuelles (jusqu'à quelques nanobars).

Le nuage de Oort

Aux confins du système solaire se trouve une région encore non observée, le nuage de Oort, qui serait à l’origine des comètes à longue période. Les propriétés dynamiques du nuage de Oort donnent accès à des informations sur le problème encore non résolu de la formation du système solaire.

Nous y participons en tentant de caractériser la forme et les caractéristiques de la population du nuage. Pour cela, de nombreuses simulations numériques sont nécessaires pour reproduire l’évolution d’un grand nombre de comètes.

Les planètes extrasolaires

Notre équipe s’intéresse à la détection des planètes extrasolaires par la méthode des transits (cf. missions spatiales CoRoT Nouvelle fenetre, Kepler Nouvelle fenetre).